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Douze chaises de salle à manger au design moderne pour sublimer votre intérieur

Selon AD Magazine, la chaise de salle à manger moderne ne se résume plus à un dossier joli sur une photo: la sélection 2026 remet au centre le bois courbé, le cannage, l’acier perforé et les textiles généreux.

Douze chaises de salle à manger au design moderne pour sublimer votre intérieur

Douze modèles sont mis en avant, entre rééditions de classiques et silhouettes plus récentes. À mon établi, je retiens surtout une chose: la chaise veut redevenir un meuble, pas un accessoire jetable coincé sous une table.

Les rééditions qui n’ont pas besoin d’en faire des tonnes

La chaise Rey, imaginée par Bruno Rey pour Dietiker en 1971 et aujourd’hui rééditée par HAY, reste la plus convaincante sur le papier. Bois, formes douces, aucune vis apparente: voilà un assemblage qui mérite qu’on s’y attarde. L’absence de quincaillerie visible n’est pas un tour de magie marketing; c’est souvent le signe qu’on a réellement travaillé la structure au lieu de coller un cache-misère sur le chant.

Même exigence graphique avec la X-Line, dessinée par Niels Jørgen Haugesen en 1977 et rééditée par HAY. Son assise en acier perforé allège la masse visuelle et joue avec la lumière. Autour d’une table aux lignes nettes — et plus encore près d’un plateau transparent — ce genre de dessin laisse respirer l’espace. Mais attention: la perforation ne pardonne rien. Une finition médiocre, une peinture fragile ou une arête mal traitée, et l’objet « architectural » tourne vite au mobilier de cantine qui se donne des grands airs.

Matières chaleureuses: oui, mais pas en manteau d’hiver

AD Magazine relève aussi le retour du cannage, notamment avec la chaise Sissi et son dossier ajouré. C’est une bonne nouvelle, à condition de ne pas prendre le cannage pour un simple filtre Instagram. Il apporte de la légèreté, révèle le vide entre les volumes et évite de transformer la salle à manger en bloc compact. À vérifier avant de craquer: la régularité du tressage, la propreté des cadres, les jonctions entre accoudoirs et dossier. C’est là que le travail sérieux se distingue du décor tape-à-l’œil.

La Katya associe bois naturel et tissu, tandis que la HD Must de House Doctor mise sur le bois, les fibres et une inspiration artisanale. Deux voies intéressantes pour calmer une table très minérale ou très transparente. Dans un intérieur où le PMMA, le verre ou le métal dominent, ces matières peuvent apporter le contrepoint tactile nécessaire. Pas besoin d’encombrer: une structure lisible, une texture juste, et le mobilier cesse de faire du bruit.

Le fauteuil de repas, à réserver aux bonnes proportions

Avec son revêtement bouclette et ses lignes arrondies, la Zita de Soho Home se rapproche davantage du fauteuil que de la chaise conventionnelle. Confortable, sans doute; mais c’est précisément le type de pièce à mesurer avant de fantasmer. Des accoudoirs épais, un dossier enveloppant, une silhouette ronde: autour d’une table, le porte-à-faux peut vite manger toute la place et gêner le passage.

Le vrai critère, cette année comme les autres, n’est pas la tendance nordique, le coloris lie-de-vin ou le mot « sculptural ». C’est la cohérence entre la chaise, le plateau et l’usage quotidien. Je choisirais une Rey ou une X-Line pour la rigueur de leur dessin, une Sissi pour alléger une composition, et je traiterais les gros fauteuils bouclés avec la méfiance qu’ils méritent. Une belle chaise doit supporter les années, les repas et les mains qui la déplacent — pas seulement les photos.