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SHANG XIA : l'art de la mise en scène entre fibre de carbone et héritage

Comme le relaie PR Newswire, la maison SHANG XIA investit simultanément deux lieux patrimoniaux parisiens pendant la Paris Design Week 2026 (du 10 au 17 septembre): le Mobilier national et le Domaine…

SHANG XIA : l'art de la mise en scène entre fibre de carbone et héritage

Comme le relaie PR Newswire, la maison SHANG XIA investit simultanément deux lieux patrimoniaux parisiens pendant la Paris Design Week 2026 (du 10 au 17 septembre): le Mobilier national et le Domaine national du Palais-Royal. La fondatrice Jiang Qiong Er y décline une seule et même intuition — faire dialoguer artisanat millénaire et innovation matière — autour d'un matériau central, la fibre de carbone. Pour vous qui travaillez la mise en scène d'objets et l'aménagement, ce double accrochage est une invitation à observer comment la lumière se comporte quand on lui offre des surfaces à la fois techniques et sensibles.

Une chapelle, deux époques en résonance

Sous les voûtes de la Chapelle Saint-Louis du Mobilier national, quatre sièges de la collection « Da Tian Di » — leur structure est en fibre de carbone — prennent place aux côtés de deux pièces laquées issues de la collection permanente. À cette mise en regard s'ajoutent des réinterprétations contemporaines du fauteuil « Hat » et d'un fauteuil à dossier en fer à cheval, qui croisent le chemin d'œuvres signées notamment par Jean Dunand, figure majeure de l'Art déco français. Au sortir du parcours, les quatre chaises en fibre de carbone rejoindront la collection permanente: une consécration institutionnelle qui n'a rien d'anodin pour une maison fondée il y a moins de vingt ans. Pour qui scénographie des objets précieux, l'idée-force est connue — c'est le contraste de matière qui fait parler la pièce. Ici, la matité profonde de la fibre rencontre la profondeur laquée, et c'est la lumière qui fait le reste.

The Pavilion of Time: un cercle à habiter

Au Palais-Royal, SHANG XIA s'associe au designer Wu Bin, fondateur de W.DESIGN — premier créateur asiatique invité par le ministère de la Culture français dans ce cadre — pour installer The Pavilion of Time. La structure, circulaire, s'inscrit dans le thème 2026 « Pulse in Motion » et explore trois notions que nous travaillons au quotidien: le temps, le mouvement, l'espace. Grâce à la réflexion, à la translucidité et à la transparence, l'installation se dissout partiellement dans son environnement — le ciel et les passants s'y reflètent. C'est précisément ce mécanisme qui retient l'attention: une architecture qui ne s'impose pas mais absorbe son contexte visuel. Wu Bin utilise la fibre de carbone comme trait d'union entre références culturelles orientales et langage architectural minimaliste — une équation que l'on retrouve, transposée à d'autres matières, dans bien des scénographies actuelles.

Trois réflexes à reprendre pour vos dispositifs

Ce programme pose une question de terrain: peut-on raconter une histoire contemporaine sans renoncer à la lisibilité du geste artisanal? SHANG XIA y répond en confiant le récit à un seul matériau, décliné à deux échelles — l'objet et l'architecture éphémère. Trois points méritent votre attention. D'abord, l'usage de la translucidité comme outil de contextualisation: un dispositif qui reflète son lieu d'accueil n'a pas besoin de signalétique agressive pour s'imprimer dans la mémoire du visiteur. Ensuite, le dialogue entre pièces patrimoniales et créations d'aujourd'hui: juxtaposer une œuvre historique et une pièce contemporaine, c'est souvent la manière la plus efficace de révéler ce que chacune a d'unique. Enfin, la question de la pérennité — quatre pièces rejoignent ici une collection nationale, ce qui rappelle qu'une scénographie peut, parfois, devenir elle-même collection.