Art de vivre et design : quand le mobilier en plexiglas réinvente les codes de la décoration
Le salon Shoppe Object Paris, déclinaison parisienne d'un rendez-vous new-yorkais organisé début septembre par WSN dans le cadre du Who's Next, a fermé ses stands en livrant, selon Business &…

Le salon Shoppe Object Paris, déclinaison parisienne d'un rendez-vous new-yorkais organisé début septembre par WSN dans le cadre du Who's Next, a fermé ses stands en livrant, selon Business & Marchés, un panorama révélateur des nouveaux usages que l'art de vivre tente de se donner. Dans le lot, la marque vietnamienne Bang, présente sur le marché français depuis 2023, retient l'attention par un parti pris qui parle immédiatement à quiconque travaille la matière: un matériau différent à chaque nouvelle collection.
Le terrain de jeu de Bang
Bang tire son nom du mot vietnamien Bằng, qui signifie « fait de » ou « fait par ». L'éditeur développe du petit mobilier au design pop, dont la pièce phare reste la gamme Lop — des lampes sculpturales lancées il y a quatre ans et qui constituent, d'après le magazine, son plus important succès commercial. La description du procédé m'intrigue particulièrement: des luminaires encastrés dans des réceptacles découpés au laser, ou travaillés en verre poli. Voilà exactement le type de geste — découpe franche, polissage en règle — qui rapproche cette démarche des techniques que nous mettons en œuvre chaque jour sur le PMMA. Quand un éditeur choisit de faire dialoguer la lumière et la matière translucide, mon oreille se tend.
Mon diagnostic à l'établi
Avant de crier au chef-d'œuvre, j'aimerais poser les mains sur ces pièces. Le laser, quand il est bien réglé, livre un chant net qui accepte le poli — et le verre poli demeure une référence que peu de substituts atteignent en profondeur de transparence. Mais quatre ans de commercialisation sans qu'on évoque une évolution des finitions, une garantie sur l'assemblage ni la disponibilité des pièces détachées, voilà ce qui me refroidit. Le design pop pardonne mal un porte-à-faux sous-dimensionné, une micro-rayure visible sur une arête, ou un collage qui vire au jaune en deux saisons sous l'effet des UV. Trois vérifications s'imposent avant tout achat: la tenue du poli dans le temps, la qualité de la liaison entre le réceptacle et la source lumineuse, et l'accès aux pièces de rechange. Si la marque reste évasive sur l'un de ces points, on n'achète pas un luminaire — on s'offre un cache-misère tape-à-l'œil qui finira à la benne avant la fin de la garantie.