Actualité

Axel Chay : quand le design marseillais réinvente la matière avec Météore

Presse Agence rapporte la présentation de « Météore », la nouvelle collection du designer marseillais Axel Chay.

Axel Chay : quand le design marseillais réinvente la matière avec Météore

Lignes de luminaires, tables basses et objets sculptés dans l’aluminium, le laiton et l’acier inoxydable, le tout sous une thématique céleste et cinétique. Pour nous qui façonnons l’acrylique, c’est une leçon de dialogue avec un matériau noble, mais radicalement différent.

Une promesse de poésie industrielle

Le designer parle de capturer l’instant où un corps céleste traverse notre atmosphère. Sur le papier, c’est séduisant: des surfaces polies qui miroitent, des textures brossées évoquant des astéroïdes, des lignes pures mais chargées d’énergie. La collection se veut une « expérience sensorielle ». Axel Chay explique vouloir offrir « un fragment de leur magie éternelle, capturé dans le métal et la lumière ». On entre dans l’atelier par la porte du mythe.

Le métal à l’épreuve du réel

Passons à l’établi. Du laiton, de l’aluminium, de l’acier inoxydable. Des surfaces polies, des textures brossées. Ce qui m’intéresse, c’est la dualité revendiquée entre froideur industrielle et chaleur de la lumière diffuse. Dans la réalité, un luminaire en métal poli, c’est avant tout un nid à micro-rayures au premier nettoyage. Un plateau de table « frappé par un impact cosmique », ça peut vite devenir un cache-misère pour les coups. L’assemblage invisible, la qualité des chants, la solidité des porte-à-faux… Voilà ce qu’il faudra regarder de près une fois la scénographie évaporée. Le travail bâclé, on le voit toujours à la longueur.

Ce que ça dit à notre niche

Pourquoi en parler sur Hyaloïde, dédié au PMMA? Parce que cette collection interroge le rapport au matériau, justement. Axel Chay sculpte le métal pour lui donner une apparence de corps céleste. Nous, on travaille l’acrylique pour jouer avec la lumière, la transparence, les reflets. Les enjeux sont cousins: comment sublimer la matière sans la trahir, comment allier forme et fonction. La différence? Notre matériau, lui, ne se ponce pas aussi facilement qu’un laiton brossé pour effacer un accroc. Chaque choix est définitif.

L’artisan que je suis reste perplexe face au discours cosmique, mais séduit par la quête de perfection technique. Une belle collection, à condition que les finitions tiennent leur promesse au-delà de la vitrine.