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Sablon Design Market : le rendez-vous incontournable du mobilier de caractère

Le Sablon Design Market rouvre ses tréteaux du 11 au 13 septembre pour sa 9e édition, comme le rapporte DHnet.

Sablon Design Market : le rendez-vous incontournable du mobilier de caractère

Une trentaine d'exposants belges et français sont attendus sur la place du Sablon, à Bruxelles, pour trois jours de chasse au beau.

Ce que je vais vérifier en premier

Trente exposants, c'est peu — et c'est tant mieux. Assez pour faire le tour sans courir, pas assez pour noyer le bon grain dans la masse. L'édition 2026 se veut « placée sous le signe des retrouvailles: celles du mobilier et des objets de décoration, de retour en force sur la place », annonce l'organisation. Traduction d'artisan: après quelques saisons où le marché avait peut-être flirté avec le vide-grenier tiède, on remet du meuble vrai sur les tréteaux. C'est exactement ce que je vais inspecter, pièce après pièce, dès l'ouverture vendredi.

L'organisatrice Caroline Michils précise qu'il y aura « des pièces exceptionnelles, mais aussi de belles trouvailles accessibles. L'idée, c'est que chacun reparte avec quelque chose qui lui parle ». La formule est jolie, mais je la traduis à ma manière: accessible ne veut pas dire bâclé, et exceptionnel ne veut pas dire hors de prix. La nuance compte, surtout devant un stand qui aligne vingt pièces sous une lumière flatteuse.

Mon angle d'atelier

Trente mille visiteurs par an, c'est une foule. Mais une foule qui déguste à petites touches reste vivable. Ce qui m'intéresse, moi, c'est ce qui se passe sous le vernis, sous le chant, sous l'assemblage. Un beau buffet des années 50 peut cacher des panneaux de particules reconvertis en « noyer massif » par un vendeur zélé. À l'inverse, une pièce qu'on dirait modeste peut révéler un collage invisible ou un poli miroir qui force le respect.

Pour qui s'intéresse au mobilier transparent et aux matériaux contemporains, c'est aussi l'occasion de voir comment le Plexiglas vintage a traversé le temps. Le PMMA jaunit, se craquelle, se raye au premier chiffon maladroit. Les pièces bien conservées deviennent rares; les autres finissent au rebut avec un sourire pincé. À voir si quelques créateurs locaux profitent du marché pour glisser quelques pièces acryliques aux côtés des classiques — cela donnerait un signal intéressant sur le retour du matériau en design de collection.

Ce que je surveillerai

Trois choses, pas plus. Premièrement, l'état réel du bois sur les pièces restaurées: un coup de cire noire, le cache-misère préféré des restaurateurs pressés, avale tout, y compris les vers. Deuxièmement, la provenance: un beau meuble français dit « des années 60 » vendu par un exposant belge sans adresse précise mérite un complément d'enquête. Troisièmement, les finitions à la main — chants, assemblages, raccords — qui seules disent si l'objet a traversé le temps ou s'il a été rafistolé la veille.

Le marché ouvre ses portes le 11 septembre. Pour les lève-tôt, c'est le moment de préparer un mètre ruban, une loupe et un carnet. Le reste suivra.