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Roche Bobois, confronté à la baisse continue de ses ventes, change de dirigeants

Selon une dépêche reprise par TradingView, le groupe d'ameublement haut de gamme Roche Bobois a procédé vendredi 30 juillet 2026 à un vif coup de balai à sa tête: Guillaume Demulier, président du…

Roche Bobois, confronté à la baisse continue de ses ventes, change de dirigeants

Selon une dépêche reprise par TradingView, le groupe d'ameublement haut de gamme Roche Bobois a procédé vendredi 30 juillet 2026 à un vif coup de balai à sa tête: Guillaume Demulier, président du directoire depuis sept ans, est évincé, remplacé par Eric Amourdedieu (ex-DG) tandis que Stéphanie Berson, ancienne directrice financière, prend les fonctions de directrice générale. Pas une promotion surprise, pas un plan stratégique flamboyant — juste un virage à 180° quand les compteurs dégringolent depuis deux ans.

Un marché du meuble qui tousse

Les chiffres, eux, ne laissent aucune place au conte de fées. En 2025, le bénéfice net du groupe s'est effondré de plus de 35%, à 10,2 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en recul de 2,8%. Et le premier semestre 2026 n'a rien arrangé: les ventes ont rechuté de près de 9%. À fin juin, le groupe alignait 261 magasins sous la bannière Roche Bobois et 75 sous Cuir Center — un parc imposant qui pèse aujourd'hui comme une charge quand les clients se font plus rares.

La direction sortante avait beau invoquer un dollar faible et les taxes douanières américaines de 2025 — premier marché de l'enseigne — pour justifier la morosité, l'argument commence à sentir le cache-misère. Quand un acteur historique du haut de gamme perd près d'un dixième de ses ventes sur six mois, ce n'est plus seulement une question de change, c'est une question de appétit du marché.

Ce que ça dit, à l'atelier

Pour celles et ceux qui bossent le Plexiglas, le transparent, le sur-mesure, cette nouvelle a au moins le mérite de poser une question utile: à qui profite vraiment le ralentissement? Les grandes maisons du cuir et du bois plaqué misent depuis des décennies sur le tape-à-l'œil, les codes visibles du luxe, les finitions qui se voient de loin mais qui, regardées à la loupe, racontent une autre histoire. Quand le soufflé retombe, il reste l'objet — et c'est là que l'artisanat reprend la main.

Je ne vais pas faire semblant de plaindre une enseigne dont un canapé démarre à plusieurs milliers d'euros. Mais qu'on ne me dise pas que cette crise tombe du ciel: elle était inscrite dans les démonstrations des magasins, dans les, dans les assemblages qui se disloquent dès qu'on déménage un meuble deux fois. Le marché du mobilier transparent, du sur-mesure en PMMA, du design qui assume ses matériaux — il ne gagne pas à cette chute, non. Mais il rappelle quelque chose aux acheteurs: un beau travail, ça traverse les modes. Un piètre travail, ça finit toujours par se voir, un trimestre ou l'autre.